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On parle de CIVILISATION ; le nouvel album d'ORELSAN (19.11.21)

Miossec - Chronique - 1964 Album



Salut à tous
CHRISTOPHE Miossec arrive avec un nouveau single "NOUS SOMMES" , aujourd'hui le 8 juin.
Pour l'occasion, je vais ressortir quelques écrits que j'avais pu faire su ses différents albums.

Là je ressors cette petit chronique , écrite en 2009 , peu de temps avant la sortie de son album FINISTERIENS.

Le voici :

1995. Boire
1997. Baiser
1998. A prendre
2001. Brule
> 2004. 1964
2006. L'étreinte
2009. Finisteriens
2011. Chansons ordinaires
2014 : ici bas , ici même
2016 : Mammifères
2018 : Les rescapés (prévu pour l'automne)

 

Je m'en vais bien avant de te trahir
Demain nous sommes le 14 septembre 2009 et cela signifie la sortie d'un album que j'attends depuis très longtemps : le dernier album studio (7ème) de Miossec Finisteriens.

Un album où les textes sont de Miossec et où les musiques sont signées Yann Tiersen. Un sacré mélange qui à mon avis ne peut qu'être magnifique. Mais pour cet avis, je rembobine deux albums en arrière. En 2006 est sorti le fabuleux L'étreinte et en 2004, pour ses 40 ans et sorti 1964 (son 5ème album studio) qui fait directement référence à sa date de naissance.

 


Essayons les belles ruptures
1964 est peut être l'album de miossec le plus “facile” pour entrer dans son univers. Certains diront que c'est son meilleur album, et d'autres, des fans de la première heure qui s’entêtent à rester bloqué sur le premier album du chanteur (Boire – qui a l'époque est une révolution dans la chanson française) diront qu'ils ne reconnaissent plus “leur” miossec, celui qui crachait deux trois mots avec un bout de guitare, à l'arrache dans un studio. Je comprend les deux points de vue mais moi j'aime l'évolution, j'aime quand les choses changent un peu... tant qu'on reconnait la patte “Miossec” : tout va bien. Et c'est le cas pour cet album.

 

Rester en vie, ce n'est que de la bricole
Cet album c'est celui qui va propulser Miossec un peu plus haut. L'album qui va faire qu'on va s'intéresser un peu plus au personnage, c'est un album qui marque et qui laisse une trace quand on l'écoute. De beaux arrangements, des chansons qui balayent divers sujets (mais toujours principalement celui de la rupture et des chagrins d'amours, thème fétiche à Miossec) et toujours une voix, cette voix particulière qui fait qu'on le reconnait au premier coup d'oreille.


C’est dégueulasse de m’avoir tiré dans le dos
Les 12 titres de cet album sont pour moi tous fabuleux avec chacun une petite particularité qui fait qu'on ne s'en lasse jamais. Le premier titre,'je m'en vais est un sublime texte où le chanteur évoque ce qu'il aime le plus : la rupture. Partir, c'est un peu la facilité ? Partir quand tout va bien pour éviter les emmerdes, les difficultés, et les pots cassés... La particularité du morceau est ce “je m'en vais” qu'il nous rabâche à chaque début de phrase de plus les arrangements sont fabuleux sur ce morceau qui ouvre d'une bien belle manière cet album...

 

Le 8ème morceau : Désolé pour la poussière est un délice pour les oreilles. La musique pourrait laisser croire quelque chose de positif, de limite joyeux, qui pourrait donner le sourire, mais il faut se méfier des apparences... ici le chanteur évoque tout ce qui aurait pu se passer, tout ce qui n'a pas été fait et qui aurait pu être fait... revenir en arrière et si c'était possible ? La vie serait elle plus simple ? “désolé pour la poussière” résume très bien le morceau... on ne fait rien sans rien.


Si Miossec aime les sujets amoureux, dans le sens le plus négatif possible, il aime aussi parler de ce temps qui passe, le temps des bilans où l'on se retourne un peu sur ce qu'on a fait. Un bilan de vie en somme. En quarantaine… 40 ans, l'age du capitaine selon le chanteur, le moment des bilans : on vérifie si la bedaine et si le coeur sont bien accrochés


pour finir car on ne peut pas parler de tous les morceaux, ce serait inutile, je vais finir par un de mes coups de coeur de cet album à savoir le morceau : c'est dégueulasse chanson qui se trouve d'ailleurs presque à la fin du disque et qui fait écho au premier titre je m'en vais. Ici c'est bien de rupture dont il est encore question, et Miossec use encore de pas mal de métaphore sur la rupture amoureuse et en veut à cette femme qui le laisse, comme ça en plan : c'est dégueulasse d'avoir tiré le rideau
 
la musique accompagne ce fabuleux texte et j'avoue que le tout est particulièrement efficace.


j’étais si près de toi
que je t’ai pris pour une anecdote


Si vous voulez essayer Miossec en ne sachant par quoi commencer, pourquoi pas cet album qui est selon moi le plus facile d'accès pour une première fois ? En tout les cas, cet album je ne m'en lasse pas et j'aime me mettre quelques-unes de ces mélodies de temps en temps... surtout ces temps ci pour patienter du prochain album qui arrive, je le rappelle, demain.

Bon vent !

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