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On parle de CIVILISATION ; le nouvel album d'ORELSAN (19.11.21)

Miossec - Live


Salut à tous
CHRISTOPHE Miossec arrive avec un nouveau single "NOUS SOMMES" , le 8 juin.
Pour l'occasion, je vais ressortir quelques écrits que j'avais pu faire su ses différents albums.

Là je ressors cette petit chronique , écrite en 2011-2012 , quelques mois après la sortie de son album CHANSONS ORDINAIRES.

Le voici :
 

1995. Boire
1997. Baiser
1998. A prendre
2001. Brule
2004. 1964 (album que je recommande)
2006. L'étreinte
2009. Finisteriens
> 2011. Chansons ordinaires
2014 : ici bas , ici même
2016 : Mammifères
2018 : Les rescapés (prévu pour l'automne)
 
 
 
Ce n’est pas parce que tu te sens vieux, que tes conseils deviennent précieux
 
 
Paragraphe qui fait semblant d'introduire le sujet.

1964.
C'est marrant de faire la promo pour un autre album d'emblée mais je le fais quand même. Sorti en 2004 (année de ses 40 ans) miossec sort cet album sous le titre "1964" (année donc de sa naissance). Cet album est peut le plus mélodieux avec des textes très forts, et surtout surement le plus accessible quand on veut plonger dans son univers. Figure notamment sur cet album, le titre "Brest" qu'on a pu entendre ces derniers mois dans la bouche de Nolwenn à mon plus grand désarroi. Donc pour réentendre cette chanson de la bouche de son proprio ainsi que toutes les autres pépites que contient l'album, essayez ce "1964".
2011.
Revenons à nos moutons et à la sortie du 8ème opus du chanteur : chansons ordinaires. Cet album arrive après "Finistériens" qui est un album un peu particulier dans sa discographie. En effet c'était un album à 4 mains : en collaboration avec Tiersen. Le résultat était bon (même très bon) mais un peu déroutant comme mélange. Au final, un peu frustré, Miossec se précipite de nouveau sur sa feuille blanche et nous balance des chansons brutes, toutes nouvelles, uniquement signé de sa trempe. C'est un chanteur jamais satisfait de son travail passé, il a cette envie constante de renouveau. Ici il ne voulait pas faire place au chichi et a voulu balancer - que ce soit texte ou musique - tout comme ça lui arrivait. Sans tergiverser trente ans. Le résultat, au final, est plutôt chouette !

 


Paragraphe qui parle du type qui chante

Pour ceux chez qui ce nom - Miossec - sonne comme une grande équation à trois inconnues, il faut savoir que ce bonhomme est Breton (né à Brest) et qu'il commence sa carrière en 1994 - à l'age de 30 ans (surement le fameux age "déclic" - il en fera une magnifique chanson d'ailleurs). Tout commence avec cet album "Boire" et ce single "Non non non, je ne suis plus saoul" : constat amère d'une réalité en déclin à travers l'ébauche d'un type perdu dans la boisson ? Je sais pas mais Miossec a un rapport particulier avec l'alcool et ceux qui ont pu assister à ses premiers concerts n'ont pas du être déçus du voyage : c'était d'ailleurs le seul chanteur à vendre moins d'album après les concerts ! Mais petit à petit le monsieur s'est ressaisi, il atteint son summum, selon moi, avec l'album 1964. D'autres diront que c'est un album très, trop, formaté. Peut être.
 
 
 
Ce n'est pas parce que t'es parano, que personne ne veut ta peau
 
> 01.Chanson que personne n'écoute
Le titre est drole et osé. Pour une chanson d'introduction d'album, on pourrait penser que c'est plutôt pas mal. Le hic se situe musicalement : un son bien lourd dès la première seconde, un effet particulier sur la musique qui peut en dérouter plus d'un. Pas de doute, miossec veut surprendre et agacer d'entrée (en même temps il annonce la couleur par son titre). Si au départ j'étais freiné par cette introduction musicale, finalement je trouve que ça passe plutôt bien. Sans compter ce texte si cinglant de réalisme tout au long de la chanson : "on ne fait que faire, défaire, les mêmes erreurs de nos pères...". Constat amère d'un monde qui fait du sur place, qui marche sur un tapis roulant qui circule à l'envers...
 
 
> 02.Chanson pour les amis
C'est la chanson phare de l'album, la chanson single, la chanson qui se base sur 3 accords (en exagerant à peine) mais qui envoie du lourd, du simple mais de l'efficace ! Les amis, la mélancolie, l'idée de ce passé qui s'envole, voilà des sujets phares chez ce chanteur. Il est plein de nostalgie dans la voix quand il évoque tout ça et là encore une fois ça fait mouche. On peut lui reprocher tout ce qu'on veut : c'est facile, c'est du vu et revu chez lui. Rien à faire moi ce morceau, je le ressens vraiment intérieurement. Une chanson qui défoule de l'interieur, qui explose (d'ailleurs) sacrement bien en live, une chanson sincère pleine de voix et qui sors du coeur et des tripes.
 
 
> 03.Chanson d'un fait divers
Le titre m'a de suite interpellé, et la chanson m'a tout de suite surpris de manière très positive. Longtemps ce morceau fut mon favori, pour deux raisons. La construction du texte et la montée progressive de la musique. Ajoutons aussi que le thème de la chanson (rapt d'enfant) est un sujet que j'ai rarement vu dans des chansons.
Notons qu'il arrive a faire un refrain accrocheur et qui rentre dans la tête avec seulement "Il y avait, il y a, il y eut, il y aura" (surement des actions chez le beschrelle). C'est efficace, ça parle tout seul, ça résume tout et c'est dramatique quand on a vécu le truc (j'imagine). Bref un morceau qui mérite au moins une fois le détour d'une oreille, attentive si possible.
 
 
> 11.Chanson sympathique
Sur une musique au tempo régulier, calme et plaisant, miossec nous sort un texte bien de chez lui (ici plus parlé que chanté, disons le bien). Un texte qui va a contre pied du titre. Un titre sur l'amitié, peut être plus fort que le deuxième morceau au final. Celui ci, tape dans les vérités qui blessent. C'est un texte à la fois cru, direct et sincère, émouvant presque finalement. On cloture l'album en douceur (en apparence) mais tout en violence cachée. Sorte de rage qui gronde, mais qui s'apaise dans chacun des refrains et au final c'est ce qu'on retiendra comme conclusion de l'album "Avoir un bon copain, il n'y a rien de plus chouette au monde". Petit clin d'oeil ultime à Brassens, chanteur qu'il a l'air d'admirer, car ce n'est pas la première fois.
 
 
 
 Ce n’est pas parce que tu te sens seul, qu’on a besoin de voir ta gueule

 
 
J'aimerais préciser aussi,
que j'ai une tendresse particulière pour la chanson d'un homme couvert de femmes (après plusieurs écoutes)
que je passe un peu a coté de la chanson d'insomniaque : trop de bruit à mon gout
que j'ai un gros coup de coeur pour la chanson du bon vieux temps et son tempo bien lourd
que je souris à chaque fois que j'entends la chanson protestataire
que je trouve très touchante la chanson qui laisse des traces (mais j'ai plus de mal sur le rythme)

 

Playlist.

1.Chanson que personne n'écoute    
2.Chanson pour les amis    
3.Chanson d'un fait divers    
4.Chanson pour un homme couvert de femmes    
5.Chanson pleine de voix    
6.Chanson dramatique    
7.Chanson du bon vieux temps    
8.Chanson protestataire    
9.Chanson qui laisse des traces    
10.Chanson d'insomniaque    
11.Chanson sympathique
 
 
 
Un mot sur l'emballage.
Tout est très sobre, très beau et très classe. Les photos choisies à l'intérieur sont très belles, simples. Le boitier n'est pas en plastique bidon qui pète en 4 secondes. C'est en format "petit livre". C'est bien foutu et ça mérite d'être souligné.
 
 
   
Conclusion d'un avis ordinaire.
Il faut bien comprendre que Miossec est un chanteur particulier, sa musique n'est pas toujours si facile d'accès (notamment dans ce dernier album) et sa voix est un sacré phénomène  - on aime ou on deteste. Il ne chante jamais vraiment, il ne parle pas non plus, c'est une voix brute de décoffrage qui sort avant tout du coeur et des tripes. Comme a son habitude Christophe Miossec fait du Miossec : il garde toujours sa ligne de conduite (trop parfois peut être) résultat, si on écoute d'une oreille peu attentive, on pourrait presque croire à du copier coller par moment (tellement son vocabulaire est souvent le même), mais rien à faire quand on s'y penche vraiment, on ne peut qu'adhérer une fois de plus. Cet album nous prouve une fois de plus que ce type est un gros nounours dans un corps de fer. Un album qui prend tout son sens en live, un album plein d'humanité et de sincérité.
 
 

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